Le directeur de publication de l'Ouest républicain, Michel Mombio, enlevé à Bafoussam et déporté à Yaoundé. C'était jeudi dernier, 04 septembre 2008.
 
   
29/08/2008
Coopération et développement
Le Lac Tchad pourrait disparaître
  
 
Ibrahim, un pêcheur jadis venus du Mali, a plié bagage sur le Lac Tchad et est désormais obligé de partir, à la recherche des eaux plus poissonneuses à l’intérieur du Cameroun. Situé à la lisière sud du Sahara, entre le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria, le Lac Tchad forme un vase ovale d’environ 4 mètres de profondeur. Son niveau fluctue d’année en année, en fonction des précipitations dans l’Ouest du Sahel. Sur la partie sud, vers l’arrivée du Chari, le rivage marécageux est alimenté par les pluies et ce fleuve qui vient du plateau de l’Oubangui, au sud. Le fleuve représente 95% de l’apport du lac dans cette région désertique. Les scientifiques craignent que le niveau ne baisse, car la partie nord du lac s’assécherait complètement, privée de l’apport du Chari.
Les conséquences de l’assèchement du lac Tchad sont nombreuses. D’après les prévisions climatiques de la NASA, au rythme actuel, le lac pourrait disparaître d’ici une vingtaine d’années. Déjà, de nombreux dangers y guettent les espèces protégées : en effet, l’activité de 80% de la population du lac dont les espèces se raréfient, tourne autour de la pêche. Et la population utilise des filets non autorisés qui retiennent des petits poissons qui n’auront pas le temps de grandir.
Le drame écologique du Lac Tchad fait partie des grandes préoccupations de l’heure. Il constituerait l’une des grandes motivations du projet d’Observatoire des changements climatiques annoncé par le président Biya, mais un observatoire qui ne suffirait pas pour résorber le problème de l’action humaine parmi les causes de la mort progressive du Lac Tchad.
Avec plus de 400 000 km², le " bassin conventionnel" du Lac Tchad ne constitue qu'une petite part d’un bassin hydrographique d’une superficie d'environ 2 500 000 km², dont la moitié est désertique, et qui s'étend du Nord camerounais et nigérian, jusqu'au Ahaggar algérien, couvrant une partie de la République centrafricaine, le Ténéré et les confins de l'Aïr au Niger, le Tibesti et l'Ennedi au Tchad.
  
Date :  29/08/2008
Auteur :  Henri FOTSO
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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