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CAMEROUN : IL NE RESTERAIT PLUS QU’ENVIRON 250 PYGMEES BEDJANG !

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◊  ACTUALITE > Politique > → JEAN MARC NGOSS : « JE SUIS LE PROCHAIN CHEF D’ETAT DU CAMEROUN »

Le leader du Parti de l’Esprit d’avril 48, Jean Marc Ngoss annonce qu’il est le troisième Chef d’Etat du Cameroun, le successeur de Paul Biya. Dans la pure tradition africaine, et dans son antre de Mpodol dans la capitale économique du Cameroun, Douala, il vient de procéder à une cérémonie d’installation de ses officiers pour l’assaut final contre le régime actuellement en place à Yaoundé. Jean Marc Ngoss, tantôt debout sur sa cane magique, tantôt assis sur son trône en biginga, dopait ses troupes le 2 juin dernier. L’Agence africaine d’information et de communication (AIC) a pu avoir accès au secret, avec des images exclusives et exceptionnelles, que vous verrez bientôt. En attendant, voici l’entretien, que l’homme qui prépare sa montée à Etoudi, nous a accordé.

Agence AIC : Bonjour Jean Marc Ngoss. Comment allez-vous ce jour ?

Jean Marc NGOSS : Je pense que Dieu est au contrôle. Nous venons de restructurer les Comités du parti. Tout s’est bien passé. Je pense que dans l’ensemble, tout à été.

AIC : L’unique raffinerie du Cameroun, la Sonara, vient d’être touchée par un grave incendie. Comment avez-vous ressenti ce drame ?

JMN : À première vue, ça ne peut pas nous laisser indifférent. Quand on sait que cette compagnie emploie nombre de nos compatriotes, quand on connaît son apport dans le budget de fonctionnement de notre pays, ça ne peut que nous interpeller. Et alors, on va se dire qu’avec tous les incendies qu’on a au Cameroun, est-ce que c’est un incendie comme tout ceux qu’on a déjà connus ? Ou alors, est-ce un incendie d’origine calculé ? On s’interroge.

Pour une compagnie qui est née en 1973, pour une compagnie où l’Etat a mis beaucoup d’argent, qui hier faisait 3,5 millions de barils de pétrole par an, on a envie de se dire : est-ce que ça marque la fin des temps ? On s’interroge. On s’interroge parce que le régime arrive déjà à la fin. Il faut dire qu’au Cameroun on est à la fin de règne. On voit des choses impensables. Je précise que le parti au pouvoir a pour symbole le feu. Ce feu qui est en train d’aller s’éteindre, est-ce qu’il est dans ses derniers ravages ? Je m’interroge encore. Mais je dis : ça ne me laisse pas à 37. Ça m’interpelle à plus d’un titre.

AIC : La société a été mise en arrêt de production pour un temps. Dans quelle mesure cela pourrait impacter l’économie camerounaise ?

JMN : Ils ont déclaré un cas de force majeure. Il me souvient que Total a pondu un communiqué pour dire qu’il prendrait toutes sesresponsabilités, q’il devait combler cette faille-là. Espérons-le. Puisqu’il est un partenaire stratégique du Cameroun en matière de brute, espérons qu’ils sera vraiment à la hauteur de nos attentes, sans que cela n’impacte le panier de la ménagère, sans que cela ne se ressente sur le quotidien des camerounais. Parce que, s’il faut que derrière ça, il y ait un effet d’entraînement, l’augmentation du prix à la pompe par exemple, ce ne sera pas réjouissant. Il faut vraiment espérer que Total sera à la hauteur, parce qu’il faut dire qu’aujourd’hui, quand ont parle du bitume, qui intervient à 60% dans la construction des routes chez nous, ce bitume est fourni par Total. Donc, ça veut dire que Total a beaucoup à gagner chez nous. Alors, quand nous sommes en difficulté, c’est normal qu’il soit à notre chevet.

AIC : Donc, ce n’est pas la Sonara qui fournit le bitume qu’on utilise au Cameroun ?

JMN : Non, ce n’est pas la Sonara qui fournit le bitume qu’on utilise au Cameroun. La Sonara produit, mais c’est Total qui fournit le bitume qu’on utilise dans la construction routière au Cameroun. Ce qui est regrettable. Pourtant, la Sonara raffine du brute. Il n’y a pas que le bitume. Il y a les granuleras que produit Razel, qui en même temps fixe le prix du kilomètre de route à la construction au Cameroun. Avec le fer à béton, avec toutes les cimenteries qu’il y a au Cameroun, on va vous fixer le kilomètre de route de 3 à 5 milliards de francs CFA. Il y a de quoi devenir fou. Il y a de sérieux problèmes. Tout ça à cause des rétro commissions.

AIC : Pour certains, cet incendie est un acte de sabotage. Pour d’autres, c’est un incendie accidentel. Dans un cas comme dans l’autre, n’y a-t-il pas lieu de croire à une négligence ?

JMN : Je vous ai parlé tout à l’heure de la fin de règne. Quand un régime est en fin de règne, tous les cataclysmes peuvent arriver, même les plus inattendus, les plus inimaginables. Quand l’Assemblée nationale a brûlé, c’était un acte de sabotage ? Quand Gandour a brûlé, c’était un acte de sabotage ? Quand les marchés brûlent au Cameroun, sont-ce des actes de sabotage ? Je dis non. Tout simplement, le régime est à la fin. Quand un régime est à l’agonie, les forces maléfiques se mettent en marche pour asphyxier le peuple, et tout mettre en œuvre pour qu’il tombe. Aujourd’hui, c’est un manque à gagner pour l’Etat. C’est à un moment où l’Etat a besoin de liquidité. Donc, je dis, il faut que les gens se retournent vers Dieu. Il faut qu’ils craignent Dieu.

Voilà un haut commis de l’Etat qui est décédé, puis on nous dit que les évêques ne veulent pas que son corps rentre dans les chapelles ou que les veillées de prières soient organisées dans les églises du Cameroun. Donc, on rejette sa dépouille. Il y a de quoi interroger les gens qui nous dirigent.

AIC : La Sonara est une entreprise importante pour l’Etat du Cameroun, d’autant plus qu’elle est directement patronnée par la présidence de la République. Cela veut dire que les caisses de la présidence vont peut-être souffrir suite au récent incendie.

JMN : Bien entendu. Je crois que dans le budget de l’Etat, l’apport pétrolier de la Sonara est une part importante. Maintenant, est-ce que cet incendie va impacter le budget de la présidence de la République arrêté cette année ? On attend de voir quels sont les nombreux impacts dus à ce genre de catastrophe. Mais je dis encore, c’est regrettable pour notre pays au moment où l’on a besoin de ressources pour faire face aux défis qui sont les nôtres.

Ils ont pris l’habitude de tendre les mains, de quémander, de mendier, de nous organiser des levées de fonds à travers des emprunts obligataires. Je pense que cette fois-ci, on va encore tomber en pleins pieds dedans. C’est regrettable parce que nous avons la soutenabilité de notre dette qui se plafonne à 70% de notre PIB. Aujourd’hui, on oscille aux environs de 35%. On avait près de 7 000 milliards de francs CFA d’endettement, et on nous disait que les Chinois nous ont fait un abattement de 3000 milliards. Au moment, où l’on nous disait ça, nous étions à un endettement de 6000 milliards. Aujourd’hui après qu’on nous ait dit que les Chinois nous ont fait un abattement de 3000 milliards de francs CFA, on nous dit qu’on est en train d’avoisiner les 7000 milliards de francs CFA. Et alors, les 3000 milliards des Chinois sont passés par où ? Ou le régime nous ment. Ou alors, il y a problème. Le régime nous ment. C’est-à-dire que d’une manière ou d’une autre, il nous ment. Après la soustraction des 3000 milliards de francs CFA des Chinois, notre dette extérieure devait redescendre. Mais elle est plutôt en train de grimper. Le régime nous ment.

Jean Marc Ngoss, le président du PEA 48 dans l’une de ses postures.

AIC : Le Cameroun traverse une crise socio-économique et politique grave aux relents sécessionnistes. Pourquoi la mise en place du dialogue national inclusif semble-t-elle si difficile, selon vous ?

JMN : Je vous ai dit tout à l’heure, quand un régime est à la fin, les mécanismes se mettent en place, pour qu’il tombe tout simplement. Je dis : cette crise est institutionnelle, et constitutionnelle. Si vous voulez la régler il appartient de lui apporter des réponses afférentes, à savoir des réponses constitutionnelles et institutionnelles. Je veux dire que ce n’est pas une crise corporatiste. Ce n’est pas une crise sociale. Autrement dit, si c’était une crise due au mal être proprement dit, on ne verrait pas les sécessionnistes brûler les camions remplis de denrées alimentaires, brûler les entreprises avec tout ce qu’il y a comme fonds dedans. On ne les verrait pas brûler des voitures de luxe. Cela veut dire que le problème est ailleurs.

AIC : Avant de parler de l’éventualité de prochaines élections au Cameroun, restons sur la question du dialogue. Que pensez-vous d’une éventuelle intervention des Nations Unies et de l’UA dans le dialogue camerounais ?

JMN : Je suis pour que les problèmes camerouno-camerouais soient réglés en interne par les Camerounais, jusqu’à ce qu’on ait la preuve par elle-même que : « voilà, c’est au-dessus de nous, ça ne peut plus se résoudre par nous-mêmes. » J’ai fait allusions dernièrement au poste de médiateur de la République. On doit avoir une médiation de la République. C’est dommage que dans un pays comme le nôtre, traversé par de nombreuses crises, qu’on n’ait pas un médiateur de la République. Il faille qu’on ait ce poste de médiateur de la République. Ce serait important. Et seulement quand on sentira que ça ne peut plus être géré à notre niveau, que nous ferons appel aux autres. Parce que quand ils ont des problèmes chez eux, ils ne nous appellent pas. Je suis pour que nous restions souverains du début jusqu’à la fin.

AIC : Jean Marc Ngoss, le Cameroun prépare-t-il une alternance politique ou pas, notamment par voie électorale et démocratique ?

Je dois vous dire que quand vous regardez ce régime, vous vous rendez compte que l’alternance n’est pas à l’ordre du jour. Il se comporte comme un régime qui est arrivé hier et qui sera là, ad vitae eternam. Il n’a jamais fait mention de près ou de loin de l’après lui. Ils sont imbus. Ils sont condescendants. Ils sont dans une gouvernance de surdité. Mais l’alternance comme l’alternative, vont s’imposer à eux, qu’ils le veuillent ou pas, parce qu’on n’arrête pas la marche du temps. Ils n’ont pas à l’esprit qu’il y a une fin pour toute chose. L’Ecclésiaste disait : « Il y a un temps pour toute chose. Il y a un temps pour naître. Il y a un temps pour mourir. Il y a un temps pour venir. Il y a un temps pour partir. Il y a un temps pour demander. Il y a un temps pour recevoir. Il y a un temps pour commencer. Il y a un temps pour terminer. » Mais ce régime n’a pas conscience de tout ceci. Ce régime ne pense pas qu’il va partir bientôt. Mais l’alternance comme l’alternative, vont s’imposer à eux. L’alternance comme l’alternative sont aux aguets tel un bon prédateur. Vous êtes sans ignorer que le prédateur attend son heure, sans bousculer le temps. Feu Mitterrand disait : « Quand on bouscule le temps, le temps se venge. » Mais le successeur est déjà là. Le processus va se déclencher inexorablement. Tout ce qu’on travaille aujourd’hui ce sont juste les signes caractéristiques d’une fin de règne.

AIC : Et dans ce contexte, vous dites, vous êtes le troisième président de la République du Cameroun.

JMN : Sans faute, je suis le prochain Chef d’Etat du Cameroun. Aucun mortel sous le soleil ne pourra l’empêcher. C’est ma mission. J’entends bien l’achever. Je suis le prochain Chef de l’Etat. Pourquoi ? Parce que je fais confiance à la capacité de discernement du peuple camerounais. Ce peuple à qui je donne demain l’opportunité avec 500 francs d’épargne mensuelle de se soigner décemment. Ce peuple à qui je donne demain l’opportunité avec 250 francs d’épargne mensuelle pour les personnes à mobilité réduite de se soigner décemment. Ce peuple à qui je donne demain l’opportunité d’accès au plein emploi grâce à la création de 200 hommes d’affaires camerounais. Ce peuple qui saura discerner le bon grain de l’ivraie.

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AIC : Jean Marc Ngoss, nous allons terminer cet entretien par une note de sport avec le Cameroun engagé en Coupe d’Afrique des Nations de Football masculin et en Coupe du monde de football féminin. Est-ce un sujet qui vous intéresse et pourquoi ?

JMN : Je voudrais d’abord vous dire qu’il me soit permis de souhaiter bonne chance à ces équipes, bien que je ne sois pas un féru de football. Je dirais que sous le troisième régime, toutes les équipes, tous les sports, doivent se valoir. Sous notre règne, il n’y aura pas de sport majeur ni de sport mineur. Je ne suis pas un féru de football tout simplement parce que je n’ai jamais vu une borne fontaine, une route, un lycée, même un stade chez nous, construit du fait des retombées du football ou de nos victoires footballistiques. Je n’ai jamais vu un centre hospitalier mis sur pied parce qu’on a gagné une coupe, on a engrangé des devises et on en a bénéficié pour les projets sociaux. Non, je n’ai jamais vu ça, raison pour laquelle je dis que dans le football, on s’émeut le temps de 90 minutes, et quand s’écoulent ces 90 minutes, on est face à la réalité, face à ses problèmes existentiels, face aux préoccupations quotidiennes, on n’a toujours pas d’eau, on n’a toujours pas d’électricité. Je pense qu’on peut s’amuser, qu’on peut s’égailler, c’est ça le football, quand on a fini de régler ses problèmes existentiels, ses problèmes préoccupants. Donc, je ne suis pas pour cette Afrique-là qui passe le temps à s’émouvoir plus qu’elle ne pense. Ces nations qui dansent plus qu’elles ne pensent, je n’en veux pas. Je veux des nations africaines qui pensent plus qu’elles ne s’émeuvent, qui pensent plus qu’elles ne dansent.

Interview réalisée par : Henri FOTSO

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