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◊  ACTUALITE > Société > → CAMEROUN : PLUS DE 6000 ENFANTS DÉPLACÉS DANS LE MOUNGO

Alors que la pression internationale s’alourdit sur le régime en place à Yaoundé pour une solution viable et durable à la crise anglophone, la guerre se poursuit dans le Cameroun anglophone et la pression des déplacés internes pèse sur la partie francophone du pays. Illustration avec ce reportage à Nkongsamba, à deux heures de voiture de Douala.

Ils y sont arrivés en traversant le fleuve, en marchant dans la forêt, ou par la route. Derrière eux, là-bas au sud-ouest anglophone du Cameroun, beaucoup ont laissé leurs maisons en ruine, des morts, et surtout la guerre qui continue d’opposer les séparatistes aux forces gouvernementales. Ces enfants ne sont pas arrivés seuls ici dans le département du Moungo, en région francophone du Littoral. Certains sont en compagnie de leurs parents. Guider Briget Minake, mère de famille, est de ceux-là : «  Je prie pour que la guerre s’arrête, afin que nous rentrions chez nous, parce que nous souffrons réellement. » Rolande Toko, une autre déplacée interne se lamente : «  Ils ont brûlé ma maison. Je suis ici avec mes dix enfants. Je souffre. Il est difficile de vivre ici.  » Certes, la guerre est pour l’instant derrière eux. Mais il est vraiment difficile d’être déplacés internes sans maison. Ditchou Hissein Tchiè, comme les autres, vit désormais sous le poids du dépaysement dans son propre pays : « Tout est au-dessus de mes capacités. Nos parents qui sont haut placés, nous les remercions, les prions, qu’ils fassent tout pour que la paix revienne parmi nous. Même si nous recevons des aides nous sommes toujours sans maison. »

6503 enfants déplacés internes sont à ce jour enregistrés au niveau du ministère de l’Education de base, répartis dans 13 arrondissements du déplacement du Moungo. Augustin Kenou est le chargé des examens et concours dans la région : «  En raison de ce flux, nous avons éprouvé des difficultés, car certains enfants arrivent sans actes de naissance, ils arrivent sans manuels scolaires, sans tenues de classe. A ce sujet, le gouvernement de la république a fait des efforts considérables. D’abord pour résoudre la pléthore d’enfants dans les salles de classe, des actes spéciaux ont été pris pour ouvrir des écoles dans des zones à forte concentration. Je cite par exemple le cas de Loum où un GBPS [Ecole publique bilingue] a été ouvert. En dehors de ce problème de salle de classe, pour ceux qui n’ont pas des actes de naissance, nous avons pris des mesures pour qu’ils s’inscrivent aux examens officiels.  »

Par ailleurs, l’Etat camerounais a organisé des séminaires de prise en charge pour former les responsables d’école et les enseignants. Pendant ces formations, l’Etat essaie d’inculquer le sens de l’éducation inclusive pour permettre l’acception des uns et des autres, le sens de la tolérance et le sens de la solidarité, non seulement entre les déplacés internes eux-mêmes, mais aussi entre ces derniers et les populations locales. La pression des déplacés internes se ressent également dans le secteur sanitaire du département du Moungo. Docteur Mobi, médecin : «  Nous sommes en zone francophone ici. Mon personnel et moi, de plus en plus nous nous mettons à l’anglais. Parce qu’ils sont de plus en plus nombreux à venir ici. Nous faisons de notre mieux pour leur prodiguer les soins dont ils ont besoin, également le réconfort psychologique. »

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Dans le cadre de l’opération d’Aide humanitaire d’urgence lancée par le gouvernement camerounais, 100 familles de ces déplacés ont reçu du matériel de couchage, du matériel d’hygiène et des aliments. Mais aucune aide ne peut valoir la paix, selon Madame Mbon Lydie, cette francophone qui vivait en zone anglophone avant la guerre : « Je sors de Limbe où je faisais mes affaires. Cette discrimination entre Francophone et anglophone n’est pas encore arrivé au centre de Limbe. Mais ça peut arriver. Nous souhaitons la paix parce que nous avons déjà des frères et des sœurs de l’autre côté. On ne peut plus se rendre visite. Ce n’est pas bon. Donc nous souhaitons tous la paix. »

Le conflit qui oppose les séparatistes anglophones au régime de Yaoundé se déroule désormais sur le terrain de la guerre et de la justice. Les audiences des leaders au Tribunal militaires de Yaoundé se poursuive, alors que la pression internationale s’alourdit sur le régime en place à Yaoundé pour une solution viable et durable à la crise anglophone.

HENRI FOTSO

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