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◊  ACTUALITE > Société > → VIH - Sida : quid des partenaires sexuels qui prennent le risque au nom de l’amour et de la procréation ?
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Sur la Rue Foch au quartier Akwa à Douala, une Ong panafricaine féminine, l’Association des femmes africaines face au Sida (Swaa), affiche son engagement à prendre en charge les personnes vivant avec le Vih. C’est ici que nous rencontrons une jeune dame, 28 ans, qui requiert l’anonymat, dépistée séropositive il y a plus de 5 ans, devenue entretemps mère d’un enfant, et en attente d’un deuxième enfant. Parler de son statut sérologique n’est pas un tabou pour elle, même si elle redoute le regard des autres, la stigmatisation dans un pays où le Sida reste à bien d’égards considéré comme une maladie de la honte : « Je suis séropositive depuis la classe de Terminale. J’ai un enfant de trois ans déjà et j’attends un deuxième. J’ai obtenu mon baccalauréat étant déjà séropositive. Et cette année 2011, j’ai eu mon BTS. Le Vih ne m’a pas empêchée de continuer mes études. Juste parce que j’ai eu un partenaire qui m’a encouragée. Il ne m’a pas laissée. Nous sommes toujours ensemble. Mais lui, il est séronégatif ».

Juste à côté, une autre dame qui requiert aussi l’anonymat, 33 ans, dépistée séropositive il y a dix ans, qui s’est ensuite unie à un homme séropositif comme elle : « Au début, c’était difficile. Il fallait déjà trouver un partenaire de mon statut, parce que quand on est séropositif, vivre avec des gens qui ne le sont, c’est un peu difficile, trop difficile même, parce qu’il faut tout le temps se cacher pour ne pas déteindre sur l’image de son conjoint. Il y a environ six ans, c’était encore tabou, même faire les enfants n’était pas possible. Donc, je me disais que je pourrais plus faire d’enfant. Mais, quand j’ai finalement rencontré un homme séropositif comme moi, on s’est mis ensemble. Et avec les conseils des médecins, on nous a dit que c’était possible de faire des enfants. Ce qui fait qu’aujourd’hui, j’ai deux enfants qui sont séronégatifs, qui sont bien portants. »

Des couples sérologiquement discordants et des couples totalement séropositifs, qui font des enfants sains, c’est devenu courant au Cameroun. La réussite passe par la prévention de la transmission mère-enfant du Vih avant et après l’accouchement, affirment les deux jeunes mamans. La première conseille : « dès que vous êtes au courant de votre statut, vous commencez immédiatement à suivre les visites. » La seconde témoigne : « Au courant de la première grossesse comme ce fut le cas avec ma première fille, on nous a mis sous traitement au troisième trimestre de la grossesse. Maintenant, avec cette deuxième grossesse, c’est au deuxième trimestre qu’on nous met sous Antirétroviraux, juste pour protéger le bébé ».

Au regard de leurs examens du CD4, la charge virale est encore faible chez ces deux dames. Probablement aussi, chez leurs conjoints qui ne les ont pas accompagnées ici à l’agence de la Swaa pour la région du Littoral camerounais. Comme de millions d’autres femmes séropositives en Afrique, les deux dames séropositives procèdent encore par des relations sexuelles non protégées pour la procréation. Malgré leur statut sérologique, elles font l’amour pour leur plaisir de même qu’elles se sentent obligées de faire des enfants sur ce continent où une femme sans enfant est une femme dévaluée. La jeune femme de 33 ans, séropositive comme son conjoint, affirme du haut de sa splendeur : « Moi, je vis mon amour comme tout le reste. Je ne me mets pas dans la tête que je suis malade. Nous faisons nos rapports normalement, comme tous les couples. Quand il arrive qu’on se protège, on ne se protège pas parce qu’on est porteur du Vih, mais parce qu’on ne veut pas de grossesse à cet instant-là »

Mais quid de ces conjoints séronégatifs (masculins et féminins) qui prennent le risque, s’engagent dans des rapports sexuels non protégés au nom de l’amour ou au nom de la procréation ? La jeune femme de 28 ans, séropositive et dont le mari est séronégatif, répond : « De son côté, il ne se dérange pas trop. C’est plutôt moi qui m’inquiète souvent pour lui. Quand il veut souvent faire les rapports, et que je lui demande de se protéger, il refuse. Il dit que c’est une maladie comme toutes les autres. »

Et c’est vrai, le jeune conjoint de la jeune dame de 28 ans n’a pas peur du Vih-Sida. Au quartier Bessengue, voisin d’Akwa, il est un homme comme tous les autres hommes du quartier. Il prend sa bière dans les bars du coin, participe aux réunions des gens du quartier, va tous les jours travailler pour nourrir sa petite famille. Et quand vient le moment de faire l’amour avec sa compagne, de jour ou de nuit, il le fait, sans réserve, sans se protéger : « J’aime ma femme. Je veux lui procurer le plaisir qu’elle me procure. Nous partageons aujourd’hui le bonheur d’avoir fait un enfant sain. Nous croyons qu’avec notre prise en charge médicale, le second qui est dans le ventre naître aussi séronégatif. Que demande-t-on à Dieu plus que des enfants sains qui vous succèderont lorsque viendra votre tour de mourir ? » Et sa partenaire de renchérir : « Nous connaissons de nombreuses personnes qui n’avaient pas le Vih quand j’ai été dépistée séropositive, et qui sont aujourd’hui toutes mortes. Certains d’hypertension, d’autres de cancer ou d’accident. Je sais que j’ai le Vih, mais je sais que ce n’est pas ce virus qui va me tuer du jour au lendemain. »

Certes, le Vih tue moins que l’hématozoaire du paludisme ou l’hypertension artérielle qui frappe 25% de la population camerounaise et des millions de personnes dans le monde. Mais à la Clinique des Portiques au quartier Akwa, Dr Mélanie Françoise Nzouatom, gynécologue obstétricienne, affirme que 12% de ses clientes qui viennent en consultations prénatales sont séropositives. Avec d’autres spécialistes de la place, elle militent pour faire infléchir la tendance montante de la séroprévalence dans la capitale économique du Cameroun. Et cela passerait déjà par la prévention de la transmission du Vih non seulement de la mère à l’enfant, mais aussi de la prévention de la transmission du vih entre les conjoints. Dr Mélanie Françoise Nzouatom recommande donc l’insémination artificielle pour éviter aux partenaires sains de se contaminer à terme, dans le cadre de leurs devoirs conjugaux : « Nous avons des cas de couples sérodiscordants, où la femme est porteuse de Vih et le mari, non. Dans ce cas, nous avons recours à d’autres méthodes qui consistent à prélever le sperme chez le mari et à l’injecter chez la femme, sans qu’il y ait rapport sexuel. Et vous devez noter que le coût de la procréation médicalement assistée a considérablement baissé au Cameroun ces dernières années. » Information qui devrait logiquement encourager les partenaires discordants à ne plus prendre de risque, en s’aimant comme toujours. Mais il demeure un mystère dans les rapports sexuels non protégés qui échappe à la science et dont le débat tarde à prospérer.

Selon le ministère de la Santé du Cameroun, 5,8% des 333 386 femmes reçues en consultations prénatales en 2009, ont été testées séropositives. 7300 enfants sont nés infectés du Vih. Et 33 000 personnes sont mortes de Sida en 2010. D’où le leitmotiv depuis la dernière Semaine nationale de lutte contre le Sida : « Zéro discrimination, zéro mort du Sida » .Pour cela, 100 000 personnes vivant avec le Vih sont comptées sous antirétroviraux dans le pays en 2011. Mais environ un million de personnes, soit 5% de la population générale sont infectées du Vih, et dans certaines régions comme le Sud-Ouest, le Nord-Ouest, et le Centre, on a franchi la barre de 8% de séroprévalence. Le Cameroun, 20 millions d’habitants, en effet, est passé de 55 structures de prise en charge des personnes atteintes de Vih à 115 structures de 2005 à 2011. Des efforts notables, remis en cause par des ruptures de stocks régulières dans la filière de distributions des antirétroviraux qui sont gratuits dans le pays.

Reportage :

Henri FOTSO & Alice MANDIKA

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