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CAMEROUN : IL NE RESTERAIT PLUS QU’ENVIRON 250 PYGMEES BEDJANG !

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◊  ACTUALITE > Société > → Pygmées et mbororos : deux peuples, un destin !

Sous un soleil ardant, Alain Edou, un jeune pygmée baka, sortant fraîchement de deux ans de prison, est conduit ce jour au siège d’une Ong à la périphérie de Bertoua. Son crime : il s’était rendu complice, dit-il, dans l’ignorance de la loi protégeant les éléphants, en aidant des braconniers à transporter des pointes d’ivoire dans la forêt de Moloundou, au sud-est du Cameroun. Alain EDOU, pygmée baka de Moloundou, témoigne : « J’étais vraiment au village, les braconniers sont venus me prendre pour que j’aille les aider à transporter les pointes d’ivoires à vendre à Moloundou. Maintenant, les gardes chasse sont venus m’arrêter avec ça. Ils m’ont amené jusqu’à Yaoundé. J’ai fait un an et demi à Yaoundé. J’étais là-bas, il n’y avait pas mes parents. J’ai souffert. Grace à Ngobiten Ndoumou, j’ai été transféré de Yaoundé à Bertoua. Ici, ils ont fait un effort. On m’a jugé. Et je suis sorti de prison. Maintenant, je ne sais pas comment il faut faire. Je n’ai pas l’argent de transport. Je suis bloqué ici. »

Alain Edou n’est qu’une victime parmi des milliers d’autres pygmées de l’exploitation sauvage de la faune et de la forêt dense du bassin du Congo. Dans ce campement de Mayos, près de Dimako, à 700 km de Douala, la population pygmée se meurt : enfants sans culotte, mal nourris, les pieds nus et rongés de chics, jouent à la balançoire. Seule façon de se donner la joie de vivre. Pendant ce temps, un bébé se fatigue de téter le sein sec et flasque de sa mère. Une petite marmite bouille au feu. Visiblement, c’est cette petite marmite qu’attend plus d’une dizaine de personnes. Non loin, des maisonnettes branlantes et des tantes pygmées à l’antienne. Ici, on s’assoit et dort à même le sol. La chaise ou le lit, on ne connaît pas. Benjamin Satoukle, pygmée baka de Mayos : « Je vous présente ma maison. Là où j’habite avec ma femme, avec mes enfants. C’est là où je dors, je fais tout. J’ai sept enfants avec mon épouse, et c’est là où on habite. Tout ce qu’on fait même comme activité, on essaye de vendre les petits régimes de plantain pour essayer d’envoyer les enfants à l’école. Jusque là, ça ne va pas. Enfin, on a d’autres possibilités. Sauf que souvent, tu as ton régime que tu veux abattre, ton frère bantou arrive et dit que c’est sa part. »

De plus en plus de jeunes filles pygmées sont victimes de viols et de grossesses précoces. Les délits sont attribués aux bantous. C’est le cas de cette fillette qui, à 14 ans, traîne très péniblement un long ventre d’une grossesse presqu’à terme. Les exploitants forestiers ayant détruit leur milieu naturel, les pygmées sont aussi obligés de se sédentariser sans droit de propriété foncière, de construire des habitats sans matériaux de construction, de pratiquer de l’agriculture de subsistance sans matériel agricole, sinon avec des houes et des haches rudimentaires héritées de leurs ancêtres. Toutes choses qui leur rendent la vie dure. Dieudonné Noutcheguenou, Chef pygmée du village de Mayos, se plaint : « Comme on a une forêt, je peux dire une forêt communautaire, il y a un gestionnaire qui y travaille. Mais depuis qu’il nous a promis d’arranger le village, on a rien eu. Pourtant, c’est lui qui s’occupe à couper et vendre le bois. C’est lui qui sait comment il fait avec l’argent du bois. Au début de l’exploitation, il nous a promis qu’il devait nous donner de l’argent. Maintenant, le temps passe, les années passent, rien n’aboutit. Et on nous dit que nous sommes les allogènes ici. Or nous sommes d’ici parce que nos parents nous ont laissés ici. Les parents nous ont montré cet endroit et c’est pour cela que nous vivons ici. » Visiblement affligé, le chef pygmée poursuit : « Par exemple, moi, je suis le chef de 3ème degré. Mais j’ai un chef de 2nd degré et c’est lui qui doit nous informer de tout. Quand nous allons là-bas, nous demandons comment nos problèmes sont traités, comme vous dites que nous sommes les allogènes d’ici, où allons-nous habiter ? Est-ce que nous sommes de ce pays ? Ou nous sommes dans un pays où… les gens… je ne sais pas quoi dire. Même pour cultiver ce champ, c’est toujours les problèmes. On dit qu’on ne doit pas beaucoup cultiver, que ce n’est pas notre terrain. »

Henriette Meguya, Cultivatrice pygmée baka de Mayos, soutient la thèse du chef : "Le changement maintenant, c’est que la chasse et la cueillette dont vivaient nos parents n’est plus à notre portée. On se bat il n’y a rien, il n’y a plus rien". Et Dieudonné Noutcheguenou, de poursuivre : « toutes les espèces animales ont été tuées. Tous les bois sont abattus, donc la forêt est déjà détruite. Il n’y a plus où chasser un animal pour aller vendre en ville pour avoir un peu d’argent. Quand l’arbre tombe dans la forêt, cela chasse tous les animaux et les éloigne de nous ! Regardez nos maisons, il n’y a rien, il manque des moyens. »

Quoi qu’ils soient les premiers habitants de la forêt, les pygmées sont placés sous l’autorité des chefs bantous. Mais les vrais maîtres de la forêt sont les exploitants forestiers. Ceux-ci paient des milliards à titre d’impôts à l’Etat camerounais, et font défiler massivement au fil des jours, les billes de bois sur les axes routiers jusqu’au Port de Douala. Une loi concède pourtant aux pygmées des forêts communautaires dont les revenus leur profiteraient. Mais ils ne perçoivent point de liquidités pour leurs besoins. Les gestionnaires qui sont généralement des autorités communales, ne leur octroient que des cahiers pour les élèves et un peu de nourriture pendant les fêtes de fin d’année. Noel Olinga, point focal de l’Association OKANI à Mayos, indique : « là où nous sommes, c’est le village Mayos, un village qui appartient à la forêt communautaire qui rassemble trois communautés à savoir, une communauté Bakoum qui est des Pol, une communauté Baka de Mayos, et une communauté de petit pole. Présentement cette forêt est exploitée depuis 2008, et les Baka ne perçoivent pas de retombés. Si nous parlons de retombés, c’est parce qu’il n’y a aucune réalisation, la seule réalisation dont nous avons bénéficier est que le gestionnaire de la foret à recruter un enseignant de parents qui est payé par la foret communautaire, et le reste ce sont les petits dons à la fin d’année, du poisson et un peu de nourriture qui ne sont que l’on offre aux parents pour subvenir à leurs besoins de fêtes de fin d’année. Pour d’autres retombés, selon le plan simple de gestion, les Baka n’ont presque rien !  » Sur ce point, Noel Olinga est encore plus amère : «  Ici même où nous sommes ils sont appelés des revenants. Nous sommes ici comme des parvenus. Cela veut dire que nous n’avons pas le droit de tout faire et de tout avoir. Or dans la législation et selon ce que nous savons, l’homme Baka est le premier habitant de cette foret, et il est le maitre garant, le gardien de cette foret, et c’est grâce aux Baka que cette foret existe jusqu’à nos jours, et l’homme Baka voudrait continuer à garder cette foret, préserver les richesses qui sont à l’intérieur de cette foret, malgré ces richesse pillées. Nous n’en tirons aucun avantage ! »

Le sous-développement apparait parfois comme une manifestation ou une conséquence de la violation des droits humains. Dans la région de l’Est du Cameroun, les peuples autochtones illustrent cette assertion. C’est l’exemple de ces populations de Parki qui, quoique n’étant pas des pygmées, estiment eux aussi que leurs forêts ont été exploitées, détruites, sans qu’on ne leur laisse en remplacement des infrastructures d’arrimage à la modernité. Paul Samlong, Habitant du village Parki, révèle : « souvent pour aller à l’hôpital, il faut toujours emprunter des mototaxis, et cela nous cause des retards. Parfois vous arrivez avec votre malade déjà bien fatigué ! Il nous faut absolument un centre de santé ici à Parki. Dernièrement, la moto à heurté ma grand-mère, finalement avant d’arriver il se faisait tard, et pourtant si on avait un hôpital sur place on l’aurait sauvée ».

La mobilisation des organisations de défense des droits de l’homme n’a encore pu sortir ces minorités du joug colonial des temps modernes. D’où la persistance de la pauvreté avec ses corollaires comme dans cette hutte qui tient lieu de maison, où un enfant est à l’article de la mort, abandonné à sa grand-mère par ses géniteurs. Un enfant pour qui personne dans le village ne peut rien faire. Une fois de plus, les exploitants forestiers et l’Etat camerounais sont pointés du doigt. Théophile EBIL, habitant du village Parki : « La population de l’Est vit très mal. Regardez ces habitations, que nous avons dans notre village, ce qui n’est pas digne. La route passe, les choses sont chères au marché, les tôles sont chères, le ciment coûte cher, les villageois ne peuvent pas s’en sortir pour pouvoir payer du ciment. Les tôles, les pointes sont devenues chères au marché. Ces maisons dans lesquels on vit sont des maisons en nattes. C’est tellement grave pour la population de l’Est »

Comment vient donc les gens de l’Est en général, et les pygmées en particulier, dans cette région dite la plus riche du Cameroun à cause de l’or, du diamant, du bois et de ses terres fertiles ? Pourquoi, il n’y a pas d’argent pour les gens d’ici ? Théophile EBIL répond : « Les sociétés forestières, la SFID à Dimako par exemple, où les jeunes partaient se débrouiller, a fermée maintenant. Nos parents vivaient avec le café. Maintenant le café ne passe plus, parce que les feux de brousse ont tout brulé et les gens ont négligé parce que les appuis qu’ils avaient à Doume n’existent plus. Nos parents allaient prendre de l’argent à crédit, et quand on récoltait le café nous remboursions. Les maisons ici peuvent ne peuvent faire que deux à trois ans et cela est gênant. Il faut toujours reconstruire chaque deux ans parce qu’il n’y a pas les moyens de construire une maison durable. On sait aussi faire le champ. Comme maintenant je sors du champ, il n’y a plus la MIDEVIV qui venait chercher les vivres et payer les planteurs pour qu’on puisse avoir de l’argent pour construire les maisons en dur. Celui qui est de l’autre coté a construit en dure parce qu’il travaillait pour l’Etat  »

Dans ce village, les cas nous sont présentés, les uns aussi graves que les autres. Un monsieur qui peut succomber à tout moment, se présente en titubant. Il vient d’être mordu par un serpent. Il ne peut aller à l’hôpital jugé trop loin. Lui aussi, il pointe du doigt le manque d’infrastructures : « Ça vient de se passer, j’ai couru en sortant du champ. J’ai d’abord mis un garrot en blessant là ou le serpent m’a mordu. A présent, l’hôpital n’est pas prés d’ici.  »

Les peuples pygmées, et autres autochtones de l’Est Cameroun, se disent spoliés par l’Etat qui, au lieu de les protéger parce qu’ils sont vulnérables, cède contre espèces sonnantes et trébuchantes leurs forêts aux multinationales qui n’ont pour seul but que le gain. Pygmées et mbororos : vous avez dit deux peuples, un destin ?

A Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, le caractère cosmopolite de la ville ne renseigne pas d’emblée sur la question mbororo. Mais au quartier Etoudi d’où s’aperçoit de jour comme la nuit la splendeur du somptueux palais présidentiel, sur la véranda de ses parents, Aichatou Manou, jeune femme mbororo, illustre à perfection la problématique. Rédigeant une demande d’emploi, c’est la énième demande qu’elle rédige depuis l’obtention d’une licence en droit des affaires et des entreprises, il y a trois ans. Toujours pas d’emploi pour elle, comme pour bien de jeunes de son groupe ethnique. Ma sa rédaction terminée, Aichatou saute à bord d’un taxi, dans l’espoir, dans l’espérance d’un emploi suite à ses différents dépôts de demande d’emploi. En tout cas, les jeunes mbororos, fils de nomades, affirment être plus confrontés au chômage que d’autres jeunes camerounais parce que, disent-ils, ils sont marginalisés, discriminés, et leur nationalité leur est parfois contestée. Notre demandeuse d’emploi, Aichatou Manou, se plaint en ces termes : « on se dit que la jeune fille Mbororo, et la communauté Mbororo, en général n’est pas instruite et cela nous empêche d’exceller. Nous voudrions que le gouvernement et les entreprises nous prennent en considération afin que nous puissions mieux exercer ce que nous avons eu à apprendre durant notre parcours scolaire. »

Oumarou Djimila, étudiant renchérit : «  sur le plan intellectuel, dans la communauté mbororo, nous voyons que c’est très difficile. On a de jeunes Mbororos, qui partent à l’école jusqu’à un niveau, soit le probatoire ou le Bac. Mais au niveau du supérieur on n’a pas les possibilités d’aller à un niveau où l’on puisse avoir des professeurs, des docteurs ou même des médecins mbororos. On s’arrête à la License. » Face à leurs problèmes d’intégration socioprofessionnelle, Aichatou et ses congénères iront ce jour consulter leur « Ardo », c’est-à-dire leur chef de communauté, ici au quartier Etoudi . Mais l’« Ardo » n’est qu’un chef de troisième degré, ne peut être qu’un chef de troisième degré comme dans le cas des pygmées, et ne peut suivant la réglementation, saisir directement la haute administration camerounaise sans passer par un autre chef supérieur à lui, généralement un chef bantou ou une autorité administrative. Si ces jeunes mbororos ont eu la chance de faire des études supérieures, la plupart des enfants mbororos nés dans les pâturages, n’ont pas d’actes de naissance et ne peuvent aller à l’école. Ils demeurent des bergers analphabètes sans droits civiques, sans nationalité. D’où leurs problèmes d’accès à l’éducation et à l’emploi. Aladji Idrissou, adjoint au Chef mbororos indique : « Notre principal problème dans la communauté mbororo ici à Yaoundé, c’est l’éducation. Nos enfants ne vont pas à l’école parce que certains d’entre nous ont les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école, mais n’accordent pas d’importance à l’éducation. Certains mbororos veulent bien envoyer leurs enfants à l’école, mais ils ne savent pas par quel bout commencer. Parce que leurs enfants n’ont pas d’actes de naissance, particulièrement les enfants nés dans les villages et qui arrivent à Yaoundé. C’aurait été plus facile si l’on nous facilitait la tâche en autorisant un centre d’état civil dans notre chefferie ici à Etoudi, pour nous aider à établir des actes de naissance à nos enfants  »

Nomades qu’ils sont, les mbororos sillonnent le Cameroun du nord au sud. On les retrouve au Tchad, au Soudan, en République centrafricaine, et dans d’autres pays du sahel. Certains ont trouvé un campement dans un faubourg de Yaoundé où ils peuvent donner du foin à leur bétail et commercer en paix. Aichatou et ses amis viennent assez souvent leur rendre visite, avant qu’ils ne repartent plus tard vers de nouveaux pâturages. Un autre berger mbororo estime qu’ils sont discriminés et traités comme des esclaves : « Notre principal problème pour nous les bergers est la désorganisation du secteur. Il n’y a pas de progression dans nos activités, parce que l’activité pastorale n’est pas considérée comme une activité économique. Tous les secteurs d’activité évoluent sauf le notre. Au village comme en ville, c’est la même chose. Tout a augmenté y compris le prix du bétail. Mais rien n’est ajouté à nos salaires. »

Le Cameroun compte plus de 22 millions d’habitants avec environ 1,5 million de mbororos. Au Cameroun, comme au Tchad, au Soudan et ailleurs en Afrique, cette ethnie nomade est régulièrement persécutée dans les ères de pâturage. C’est le cas dans l’Ouest et le Nord-Ouest du Cameroun. Toutefois, les Mbororos du Cameroun sont désormais conscients de leur « camerounité ». Ils s’organisent en associations face aux problèmes d’insertion socioprofessionnelle. A Douala, au lieu dit « Marché Congo », les mbororos sont organisés en groupe de travail pour promouvoir leurs droits. El Adj Ibrahim Nana, Président de l’Association Sura - Mama soutient : « Il faut éduquer les populations, il faut les sensibiliser, il faut leur montrer leurs droits, il faut leur apprendre comment cela vas se passer. C’est par les associations, les sensibilisations, porte par porte, maison par maison, qu’il faut appeler, demander aux parents d’envoyer les enfants à l’école. On a même créé des écoles pour adultes. Pour ceux qui n’étaient pas à l’école, il y a des cours du soir, les grandes personnent fréquentent là-bas, et ce n’est pas grave. » Et de poursuivre : « Au village nous avons les chefs traditionnels, qui ne représentent rien. Ils n’ont que le nom de Chef, mais ils n’ont aucun titre ni de 1er degré ni de 2ème ni de 3ème. Ils s’appellent Ardos. Pour qu’un Ardo prenne aussi une décision il lui faut aller demander à un autre chef traditionnel ailleurs. Il faut aussi leur donner leur pouvoir. Il ne faut pas les appeler seulement quand le ministre ou une autorité arrive dans une localité et demander au chef de la communauté mbororo d’égorger un bœuf , et que quand le ministre part c’est terminé  »

Maïmouna Ibrahim, membre de l’association Sura – Mama, propose : « Je pense que pour résoudre le problème de violation des droits de l’homme, le pont à établir doit être celui-ci : partout où l’on doit prendre des décisions en faveur des indigènes, les indigènes doivent être présents pour dire voici nos problèmes, voici les solutions que nous sollicitons. Il ne faut pas prendre les solutions pour les peuples indigènes sans savoir quels sont réellement leurs problèmes !  »

La loi foncière au Cameroun date de l’époque coloniale. Une loi qui ignore à plusieurs égards l’accès à la terre des communautés pygmées et mbororos. Et pour cause, ces derniers n’auraient pas de territoires délimités. Ce qui est pourtant un préalable avant le début de toute procédure d’immatriculation terrienne ou d’identification communautaire au Cameroun. En effet, les communautés pygmées et mbororos s’estiment bafouées, piétinées dans leurs droits fondamentaux dont les droits fonciers qui passent par le droit de propriété foncière, les droits de nationalité qui commencent par l’obtention d’un acte de naissance, et les droits électoraux qui incluent le droit d’inscription et d’investiture sur une liste électorale. En conséquence, ils trouvent entravée leur implication dans le développement du pays. Des juristes pensent alors que certaines dispositions de la loi foncière sont surannées et doivent changer afin de donner la même chance tant aux pygmées et mbororos, qu’aux autres groupes ethniques du Cameroun.

L’Etat camerounais après 17 ans d’hésitation a mis sur pied en mai 2013 le premier Senat de son histoire représentant les Régions. Le pays mise désormais sur la décentralisation pour une meilleure gestion des communautés dont les pygmées et les mbororos. Mais qu’à cela ne tienne, les pygmées et les mbororos constituent encore une épine dans la chaussure d’un Cameroun qui se veut égalitaire, respectueux des droits de l’homme et émergeant à l’horizon 2035.

Henri FOTSO

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