Document sans nom Document sans nom
Slider Kit > Image fx add-on
JPEG - 50.8 ko
JPEG - 246.9 ko
logo
JPEG - 239.9 ko
logo
JPEG - 42.9 ko
logo
JPEG - 42.9 ko
entete
Milonic DHTML/JavaScript Menu Sample Page DHTML JavaScript Menu By Milonic
Historique Présentation Nos produits Notre réseau Espace client
Flash news

CAMEROUN : IL NE RESTERAIT PLUS QU’ENVIRON 250 PYGMEES BEDJANG !

200 F.CFA (0,30 EUROS) : ACHETEZ UNE CHANSON CI-DESSUS DANS "ESPACE CLIENT".

◊  ACTUALITE > Economie > → LE DIRECTEUR DES OPERATIONS BANQUE MONDIALE MET LE CAMEROUN FACE A SES RESPONSABILITES

Henri FOTSO : quelle analyse faites-vous en tant que bailleurs de fonds, de l’acte du gouvernement camerounais d’augmenter les prix du carburant ?

Gregor BINKERT : tout d’abord, j’aimerais souligner que c’est une décision souveraine du gouvernement du Cameroun, qu’il n’y avait aucune conditionnalité, aucune pression du côté de la Banque Mondiale. C’est clair, il y a eu des discussions, même dans les médias, sur ces subventions qui ont commencé en 2008. Même avant 2008, il y avait déjà quelques subventions. Mais ça commençait déjà à coûter trop cher à l’Etat à partir de 2010. Ça coûtait 400 milliards de francs Cfa par an. Pour le premier semestre de cette année 2014, ça coûtait déjà plus de 150 milliards de francs Cfa au Trésor public. La discussion, c’est toujours quelle est la meilleure utilisation des ressources publiques ? Par exemple, faut-il utiliser les ressources publiques pour subventionner le carburant ? Ou faut-il utiliser les ressources publiques pour les investissements ? L’ambition du Cameroun, c’est de devenir émergent en 2035. Pour y arriver, il faut accélérer la croissance économique. Ça veut dire, il faut accélérer aussi les investissements publics. Et ça coûte toujours de l’argent. Alors, on a trois options : 1) on peut financer les investissements à travers les impôts pour toutes les recettes, y compris les recettes qui viennent des ressources pétrolières ; 2) il peut avoir des bailleurs de fonds qui financent une partie de ces investissements ; 3) le pays peut s’endetter aussi à travers le marché financier international en prenant des crédits. Le Cameroun fait les trois à la fois. Le Cameroun a la capacité de le faire parce qu’il y a eu l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2007 qui a allégé une bonne partie de la dette du pays. Mais il faut être prudent dans l’endettement, pour ne pas retomber dans le même piège où le Cameroun est tombé dans les années 80 et les années 90. C’était très difficile, la situation du Cameroun. Donc, c’est vrai, le Cameroun peut et va s’endetter, mais il faut le faire avec prudence. C’est dans cette perspective d’utiliser les ressources publiques que le gouvernement a pris sa décision. Je le redis, c’était une décision souveraine. J’ai appris cette mesure à travers les médias. Vous avez suivi le Fonds Monétaire International aussi. On a fait des analyses. Et un point important de cette analyse, c’était aussi que les bénéficiaires de cette subvention n’étaient pas les pauvres. Ce sont plutôt les plus aisés de la société camerounaise. L’analyse à montré ça. Par contre, les pauvres utilisent très peu les produits qui ont besoin du gasoil ou de l’essence. Aussi, l’analyse a montré que le pétrole lampant est utilisé par les pauvres. Et j’étais très content quand le gouvernement ait décidé de ne pas changer le prix du pétrole lampant. Mais il y a toujours de la pauvreté au Cameroun qu’il faut combattre. Une manière de combattre, c’est la croissance économique et l’emploi. Mais ça ne suffit pas. Il faut aussi, par exemple, des filets sociaux. Et avec l’appui de la Banque Mondiale, on est en train de faire des projets pilotes qu’on va accélérer, pour vraiment, à travers ces filets sociaux, identifier quels sont les plus pauvres et comment on peut les aider.

Henri FOTSO : qu’est-ce que les filets sociaux ?

Gregor BINKERT : l’expérience a montré que dans d’autres, le Brésil est l’exemple le plus fameux, mais il y a aussi des pays d’Asie et d’Amérique latine qui donnent de l’argent en espèces. Il faut d’abord identifier qui sont les pauvres. On fait cette recherche, on identifie les ménages qui sont les plus pauvres. On peut leur faire ensuite un transfert en espèces par exemple, avec pour conditionnalité qu’ils doivent aller à l’école, doivent être vaccinés, etc. En faisant donc un transfert en espèce, ils peuvent aller à l’école, prendre le taxi pour aller se soigner. Dans le cas du Cameroun, on est en train de faire des projets pilotes. Ici aussi, c’est très important l’accompagnement des familles pauvres. Cela passe par une petite formation, par un changement de mentalité, parce que quand on est pauvre, on commence à être fataliste. Ces mesures d’accompagnement, c’est très important, on veut que les gens sortent de leur pauvreté et deviennent des familles, des individus économiques actifs. Le maximum pour les bénéficiaires sera de deux ans.

Henri FOTSO : nous sommes assez surpris d’apprendre que la Banque Mondiale n’a exercé aucune pression sur l’Etat du Cameroun. Ce qui nous amène à penser qu’il y aurait une incompréhension entre la Banque Mondiale et le Cameroun d’en bas où les gens paraissent très fâchés contre la Banque Mondiale et le FMI par rapport aux mesures jadis préconisées, telles que les privatisations et la dévaluation du Franc CFA. Sinon, comment évaluez-vous votre coopération bilatérale avec le Cameroun, ces dernières années ?

Gregor BINKERT : J’aimerais préciser une fois de plus qu’il n’y a aucune pression de la Banque Mondiale sur le Cameroun. On a fait des études. Ces études étaient partagées avec les médias, avec le public. Ce n’était pas des études secrètes. Ces études étaient disponibles il y a environ trois ans. Il y a environ un an, on a refait l’étude pour déterminer qui bénéficie vraiment des subventions au carburant, et on a vu que ce ne sont pas les pauvres qui bénéficient. On n’a exercé aucune pression. Je le note aussi dans les journaux, dans les médias, on dit que c’est la Banque Mondiale et le FMI qui imposent. Ce n’est pas vrai. Je peux vous assurer. Un exemple : on a eu des discussions, le Cameroun est devenu éligible pour les fonds de la BIRD (Banque Internationale de reconstruction et de développement). Ce sont des fonds non concessionnels, et on va vraiment monter des programmes d’investissement dans les mois à venir. Donc, pour toutes les discussions sur l’éligibilité du Cameroun pour les fonds additionnels de la BIRD, on n’a jamais soulevé ce point de la hausse des prix des hydrocarbures. Quelque fois, quand je lis les journaux, quand je regarde la télévision, je suis un peu déçu parce qu’ils disent des choses qui ne sont pas vraies sur la Banque Mondiale, et les « donations » de la Banque Mondiale au Cameroun. Je peux vous assurer, nous avons une très bonne collaboration bilatérale avec le Cameroun. Vous connaissez le projet phare qu’on a : c’est le projet de Lom Pangar. Avec ce projet de Lomp Pangar, on peut vraiment développer le secteur de l’électricité, avec beaucoup plus les autres barrages sur la Sanaga. On a aussi appuyé la centrale à gaz de Kribi. Ça fait 216 mégawatts additionnels. Et on est vraiment dans cette logique d’investir. Notre projet avec le fonds BIRD : on va faire plus de routes, on va renforcer les lignes de transport d’électricité. Maintenant, c’est le prochain pas. Mais d’abord il faut augmenter la production de l’électricité avec Lom Pangar, avec Kribi. Ça va se faire. Puis on va aussi renforcer avec les autres partenaires tout ce qui est transformateur, tout ce qui est réseau, le réseau électrique qui est assez vétuste. On va investir les années à venir là-dessus, ça va avoir un impact assez positif sur l’économie, les grandes entreprises, mais aussi, les petites et moyennes entreprises. Elles vont être compétitives si elles ont une bonne électricité. On a aussi des projets en éducation, en santé, en agriculture. On est en train de préparer un nouveau projet de 100 millions de dollars qui sera présenté au Conseil d’administration en septembre pour l’agriculture. C’est très important pour réduire la pauvreté, pour améliorer les conditions de vie. Pour me résumer, les relations entre le Cameroun et la Banque Mondiale sont très bien. Elles étaient bien avant la décision du Cameroun de réduire la subvention. Elles vont continuer à être bonnes. On a vu vraiment l’ambition du Cameroun de venir émergent en 2035.

Henri FOTSO : comment avez-vous de l’autre côté apprécié la décision d’augmenter les salaires et même le SMIG au même moment où, paradoxalement, on veut diminuer les dépenses publiques. Ça vous arrange ? Ça faisait partie de vos discussions avec le Cameroun ?

Gregor BINKERT : encore une fois, je dis, c’était une décision souveraine du gouvernement du Cameroun. L’expérience d’autres pays a montré que c’est très utile de prendre des mesures d’accompagnement quand il y a des changements significatifs sur les prix des produits pétroliers, si non, on peut vraiment avoir trop de problèmes. Et on peut citer les pays où c’était le cas. Pour cette raison on comprend que le salaire augmente, le SMIG aussi. J’imagine que les augmentations de salaires ne vont pas absorber toutes économies liées à la réduction de la subvention. Il faut de l’argent aussi pour les investissements et la maintenance plus tard.

Henri FOTSO : Il y a 21 ans qu’on avait baissé les salaires de 50% pour certains et de 70% pour d’autres dans la fonction publique camerounaise. Vous de la Banque Mondiale qui analysez nos situations économiques, à quel pourcentage devrait-on vraiment augmenter les salaires au Cameroun ?

Gregor BINKERT : nous n’avons pas fait des simulations sur cette augmentation des salaires. Mais j’imagine que faire une augmentation de 50% ce n’est pas réaliste, ça perturberait beaucoup l’équilibre macro-économique. Je n’ai pas de chiffres concrets. Mais pour cette baisse qu’il y a eu en 1993, puis la dévaluation en 1994, j’imagine, ce n’est pas d’un jour à l’autre qu’on peut rattraper ça. Encore une fois, pour augmenter les salaires, il faut avoir une bonne croissance économique, et avoir une économique compétitive, et comme ça, on peut produire et payer des salaires.

Henri FOTSO : quel est votre regard global sur le tissu économique du Cameroun ? Les Camerounais semblent de plus en plus inquiets pour leur devenir économique. Beaucoup de difficultés : vous avez évoqué tout à l’heure le problème d’électricité. L’agriculture, c’est pareil. La santé, l’éducation, pareil. Que dit en résumé la Banque Mondiale du tissu économique camerounais aujourd’hui ?

Gregor BINKERT : nous sommes plutôt optimistes. Le Cameroun a beaucoup de potentialités. On va produire encore plus le gaz naturel. C’est une économie assez diversifiée. Il a beaucoup d’agriculture, beaucoup de forêt et de bois. Il a beaucoup de possibilités, et même dans le domaine technologique. Je suis toujours impressionné par les initiatives dans les secteurs formel et informel. J’imagine, avec plus d’électricité, plus de TIC (Internet), dans les années à venir, on va améliorer beaucoup plus encore les services au Cameroun. Je peux vous citer : nous renforçons le secteur technologique au Cameroun. On a donné un autre crédit de 4 milliards pour cela, à Polytechnique de l’Université de Yaoundé. Je suis plutôt optimiste même s’il y a des problèmes.

Henri FOTSO : notamment dans la gouvernance et la gestion des biens publics…

Gregor BINKERT : il y a les problèmes de gouvernance, les problèmes de manque d’infrastructure. Il faut restructurer les villes, par exemples les infrastructures dans les villes. Pour arriver dans les villages, les routes sont très mauvaises. Il y a beaucoup de défis à relever. L’électricité pour le moment n’est pas la meilleure. Ça va s’améliorer les années à venir, mais aujourd’hui, il y a encore les délestages. Le problème de gouvernance, il est là. Il faut aussi s’inquiéter si l’on a Boko Haram à côté, au Nigéria. La RCA de l’autre côté pose aussi des problèmes. Tout ça, il faut gérer. Nous sommes là pour appuyer le Cameroun. Les problèmes sont complexes. Il n’y a plus de préjugés idéologiques. Car il y a 20 ans, après la fin de la guerre froide, il y avait des concertations idéologiques au niveau international. Elles étaient aussi appliquées ici. Ça a beaucoup changé. On est vraiment là maintenant pour appuyer le Cameroun, avec cette ambition qu’il a de devenir un pays émergent. Henri FOTSO : avec tous ces problèmes que vous avez évoqués, on a peur que le franc CFA ne s’en trouve ébranlé. Il y a moins d’un an, on parlait encore de l’éventualité d’une dévaluation du franc CFA. Comment se porte le franc CFA de votre point de vue ? Est-ce une monnaie qu’on peut encore dévaluer les mois, les années à venir ? Gregor BINKERT : pour le moment, je ne vois pas de pression pour dévaluer le franc CFA. Vous pouvez poser la question à la BEAC qui gère les réserves. Les réserves sont bonnes. Il y a quand même beaucoup de croissance au niveau de la CEMAC. Et pour cette raison, je ne vois pas de pression pour une autre dévaluation du franc CFA.

Henri FOTSO : quel est votre lecture du climat social au Cameroun, aujourd’hui ?

Gregor BINKERT : moi, je ne suis pas camerounais. Je suis ici depuis quelque temps seulement en service pour la Banque Mondiale. C’est très difficile de faire des prévisions sur les questions sociales. Ce qui est important, c’est le dialogue. Dialogue entre les partenaires sociaux. Dialogue avec les syndicats, avec les représentants des fonctionnaires du service public. Il faut vraiment le dialogue. Même s’il y a une réaction forte, il faut le dialogue. Nous sommes toujours prêts pour écouter. Si l’on demande notre conseil, nous allons donner. Soit le gouvernement, soit les autres partenaires sociaux, nous sommes toujours ouverts. Une fois encore, je suis optimiste pour le Cameroun. Il y a beaucoup de potentialités. Et nous sommes là pour vraiment appuyer dans le développement, cette ambition de devenir une économie moderne. On dit « émergent », mais ça veut dire une économie moderne, avec une industrialisation, avec plus d’emplois, avec une agriculture forte. Une économie industrialisée doit avoir une agriculture très forte. Il y a beaucoup de potentialités. Il y a aussi l’intégration sous-régionale. Le Cameroun peut exporter beaucoup de produits agricoles, et même les transformer. Il y a un grand marché à côté : le Nigéria. Comme j’ai dit, le nouveau projet qu’on va présenter va faire un pas dans cette direction pour aider la transformation des produits agricoles.

Henri FOTSO : qu’est-ce qu’il y a comme spécificités dans cette filière agricole qui intéresse la Banque Mondiale ?

Gregor BINKERT : merci beaucoup pour cette question. On est en train de finaliser un grand projet agricole. Côté Banque Mondial, c’est 100 millions de dollars, soit plus ou moins 50 milliards de francs CFA. Mais la SFI (Société financière internationale) qui travaille directement avec le secteur privé va aussi y entrer avec des ressources additionnelles qui seront directement destinées au secteur privé. Pour ce projet, il y a trois filières qu’on va appuyer : il y a la filière manioc, la filière maïs, la filière sorgho. Et l’idée, c’est d’améliorer d’abord la semence. Ça c’est très important. Il y aura la recherche agricole faite ici au Cameroun. Mais après, il faudra reprendre tout le système national de la semence. On va améliorer la qualité de la semence pour qu’elle soit disponible à tous les paysans ou tous les producteurs agricoles. Après, on va travailler avec les coopératives pour augmenter la production. Après, on va appuyer la transformation. Par exemple, ici à Douala, il y a la société Nestlé. Elle produit beaucoup de cube Maggi. Pour ce cube Maggi, ils importent l’amidon. Mais Nestlé a déjà identifié quatre variétés de manioc qui poussent très bien au Cameroun. Ces quatre variétés ont toutes les qualités requises pour cette production d’amidon. Mais si Nestlé veut acheter cet amidon ici, ou c’est trop cher, donc pas compétitif, ou il n’y en n’a pas du tout. Pour cela, il faut augmenter les quantités disponibles. Nestlé doit acheter l’amidon ici au lieu de l’importer. Pour cela, on a déjà signé des contrats entre Nestlé et des producteurs. Pour être compétitif, cette filière doit être organisée, sinon, on est plus que cher que les importations. Une fois que c’est organisé au niveau de la semence, de la production, des coopératives, de la transformation, les prix deviennent compétitifs. On peut dire la même chose avec le sorgho. Guinness est très intéressée par le sorgho. Ça veut dire, il faut augmenter la production du sorgho. On va appuyer tout ça. Je suis très encouragé parce que c’est un partenariat secteur public – secteur privé, y compris la SFI parce que cette institution va travailler avec les banques qui sont implantées au Cameroun pour financer cette filaire.

Henri FOTSO : et le maïs ?

Gregor BINKERT : il y a beaucoup d’utilisation pour le maïs. Le maïs, c’est pour les humains. C’est pour les animaux. C’est pour la transformation. Encore une fois, on va organiser cette filière. On peut utiliser le maïs pour faire la bière et beaucoup de choses. Pour une meilleure organisation de la semence, de la production, de la transformation, on va organiser aussi cette filière pour être plus compétitif. Il y a les pays voisins : le Nigeria, le Gabon, et d’autres pays qui ont beaucoup de demande pour ce produit. Pour revenir au manioc, on peut faire du pain avec 30 à 40, voire 50% de manioc. J’ai goûté et c’est très bon. On ‘a pas toujours besoin d’importer le blé. Mais c’est vraiment possible que s’il y a beaucoup de production, une production beaucoup plus compétitive. Même les boulangers, aujourd’hui, ils disent la farine de blé importé reste encore moins cher que la farine de manioc produite localement. Il faut baisser le prix de la farine de manioc en produisant beaucoup plus.

Henri FOTSO : cette perspective là pose selon nous un problème de mécanisme de financement, étant donné que la Banque Mondiale ne peut pas financer directement le paysan qui a par exemple ses trois hectares. Il y a un problème de banque agricole ou de filière agricole dans nos banques. Vous y avez pensé ? Comment imaginer un mécanisme de financement pour permettre au pays qui a ses trois hectares d’accéder au financement pour produire du maïs, du sorgho ou du manioc ?

Gregor BINKERT : Ici, on travaille avec les banques privées qui sont implantées au Cameroun comme Eco Bank et d’autres. Même pour eux, c’est nouveau. C’est la Société financière internationale qui travaille directement avec ces banques. Donc, c’est très très positif. Elles vont entrer dans le financement de ces filières. Mais pour le paysan de deux ou trois hectares, ça peut être toujours compliqué. Par contre, pour les coopératives, ça c’est déjà beaucoup plus simple. On va trouver des mécanismes pour les financer. Et comme ça, les paysans doivent s’organiser pour avoir plus d’accès aux financements.

Henri FOTSO : peut-on imaginer le montant global de ces financements à brève échéance pour ces financements potentiels ?

Gregor BINKERT : Ce sont mes collègues de la SFI qui travaillent directement avec les banques qui peuvent vous dire. Mais, ce que je peux dire, c’est que le taux d’intérêt sera plus bas que dans toutes les tontines que je connais. C’est très important de travailler avec les banques. On va donner les instruments de garantie aux banques. Comme ça, elles vont baisser les taux d’intérêt des prêts qu’elles mettent à disposition des coopérations et des autres producteurs, aussi des gens qui font la transformation de ces produits agricoles qui ont besoin de crédit. C’est là où l’on va travailler pour faire le mieux.

Henri FOTSO : Je vous remercie !

Dans la meme rubrique

SYGERCAM : L’ALLEMAGNE ET LE CAMEROUN EN SYNERGIE A YAOUNDE
Publié le : 29-Oct-2019    15:08:26 
JPEG - 669.8 ko
logo
Le plus gros événement 2019 sur le site du Palais des congrès de Yaoundé, après le récent Grand Dialogue National du Cameroun, est prévu du 9 au 14 décembre. La synergie économique entre l’Allemagne d’Angela Merkel et le Cameroun de Paul Biya se met (...)
En savoir +
UNION AFRICAINE DES COMPAGNIES AERIENNES : POUR BIENTOT ?
Publié le : 24-Oct-2019    13:12:47 
JPEG - 61.2 ko
logo
En projet depuis des dizaines d’années, l’idée de développer les liaisons intracontinentales à grande échelle fait son chemin. Un nouveau pas pourrait être franchi d’ici la fin de l’année.
En savoir +
LE DÉSASTRE DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT EN RDC
Publié le : 16-Sep-2019    11:01:39 
JPEG - 60.6 ko
logo
Cinq jours après la catastrophe ferroviaire du jeudi 12 sepembre dernier, le bilan humain clair en RDC. Au-delà de cet accident, les hécatombes sont fréquentes sur routes ou sur fleuves.
En savoir +
VAGUE DE MESURES D’INTERDICTIONS D’IMPORTATION EN AFRIQUE DE L’OUEST
Publié le : 11-Sep-2019    23:50:52 
JPEG - 33.4 ko
logo
Le Burkina et le Niger viennent de mettre en place des restrictions aux importations de certaines denrées alimentaires. Ces mesures font suite à la fermeture par le Nigeria de sa frontière avec le (...)
En savoir +
LES DRONES INTELLIGENTS DU CAMEROUN
Publié le : 01-Apr-2019    03:08:21 
JPEG - 57.1 ko
logo
William Elong, un jeune camerounais, s’illustre dans l’innovation technologique en dotant d’intelligence artificielle des drones qu’il fabrique lui-même. Sa dernière trouvaille, des drones capables de déterminer des formes, des objets, d’identifier des (...)
En savoir +

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6

Exclusivité
JPEG - 93.2 ko
CLICHES DU PARTI DE L’ESPRIT D’AVRIL 48
En savoir +
Hacked By Gezah
JPEG - 55.1 ko
VISITE D’ETAT DU PRESIDENT FRANÇAIS FRANÇOIS HOLLANDE AU CAMEROUN ET EN IMAGES
Visionner l'album
ECOUTER AIC Slider Kit > Menus
  • Le Journal audio

    L’ACTUALITÉ VUE PAR NOTRE RÉDACTION

    Ecouter +
  • Mémoire de chez nous

    LE MAGAZINE RADIO DE LA REDACTION

    Ecouter +
  • Hit music

    HIT PARADE MUSICAL DU KMER

    Ecouter +
Document sans nom
COMPTEUR
DE
VISITES
Aujourd'hui : 915 Cette semaine : 14291 Ce mois : 54456 Total visiteurs
Hier : 796 La semaine passée : 18430 Le mois passé : 65043 2630345


© Copyright 2014® AIC - Agence Africaine d'Information et de Communication. Tous droits réservés.