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LE CAMEROUN PLOIE SOUS LES CONSEQUENCES DE LA CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE

La situation économique du Cameroun s’est aggravée en fin 2011, suite à une folle rumeur sur une éventuelle dévaluation de 50% du franc Cfa. Aujourd’hui, comme bien d’autres pays de la zone franc qui restent arrimés à l’euro par des accords les liant au trésor public français, le Cameroun ploie encore sous les conséquences de cette folle rumeur et de la crise financière internationale. Les observateurs n’en sont pas optimistes pour la fin d’exercice budgétaire 2012.

Certaines banques commerciales au Cameroun ont cessé de changer l’euro contre le franc CFA depuis quelques temps. Ces banques, correspondantes de certaines banques européennes, tout en affirmant que c’est pour un temps, ont attribué aux banques mères cette décision nuisant aux hommes d’affaires qui voudraient faire rentrer des devises au Cameroun. Mais Olivier Francis Epounde, économiste et expert financier camerounais, explique qu’il s’agirait d’une mesure visant à ralentir, voire bloquer le retour au bercail de l’importante masse financière placée dans les banques européennes par des ménages, des entreprises, et des organismes institutionnels qui avaient voulu mettre à l’abri ou même faire fructifier leurs capitaux en fin d’année dernière, lorsqu’une folle rumeur annonçait la dévaluation du franc CFA au 1er janvier 2012. Olivier Francis Epounde va même plus loin, il soupçonne l’Europe de vouloir en tirer profit :

« Le resserrement du tuyau de change pour en réduire les flux vise notamment à resserrer la masse des réserves de change que les économies africaines peuvent se constituer. Davantage vous avez des réserves de change, davantage vous exportez en direction du pays duquel vous avez acheté des devises. Si les économies africaines pouvaient devenir des économies d’exportation, vous comprenez que ce serait un pas vers la croissance, un pas vers l’espoir pour la jeunesse africaine, un pas vers le développement. Or, la finance mondiale ne s’entoure pas de fioritures morales, la finance mondiale est perverse, elle n’est pas éthique. La zone euro va très mal. Ce n’est pas aux Africains qu’elle va penser en premier. Elle pense d’abord au moyen d’assurer sa propre survie. »

Certains opérateurs économiques, dans la perspective de réaliser des économies d’échelle avec la dévaluation, avaient procédé à des sur-stockages de bois, de café, de cacao, de coton et autres matières premières destinées à la zone euro. Les exportations de la zone CFA vers la zone Euro, se faisant prioritairement en Euro du fait de l’absence de risque de change entre les deux zones. Là aussi, mal leur en a pris, puisque la dévaluation annoncée n’était qu’une vue de l’esprit. Les explications de l’économiste et expert financier Olivier Francis Epounde :

« La dévaluation n’a pas eu lieu. Et ces acteurs économiques se sont retrouvés au 1er janvier 2012 avec des stocks surdimensionnés qui ont eu une incidence fatale sur le tissu de leur structure financière. Parce qu’en comptabilité, un stock trop élevé accroit le besoin en fonds de roulement. Or le besoin en fonds de roulement est couvert par les financements de trésoreries bancaires. Les trésoreries bancaires s’étaient amincies du fait de l’évasion des ressources, le taux de crédit s’est vu relevé de 15 voire à 18%. Cette charge financière supplémentaire a pour effet d’être un goulot d’étranglement pour la trésorerie de l’entreprise. »

L’avalanche de mauvaises décisions a duré trois mois, entre octobre et décembre 2011. Les autorités monétaires n’ayant réagi que trop tardivement, et même timidement, par une simple déclaration du ministre camerounais des finances à la radio nationale, pour tenter de rassurer les acteurs économiques. Olivier Francis Epounde précise :

« Pour acheter l’euro comme ils l’ont fait, il a fallu en contrepartie vendre le franc CFA. Et le franc CFA qui se vend donc massivement de cette façon se raréfie sur l’économie locale. Toute chose rare devient chère. Par conséquence, il y a un renchérissement du pouvoir d’achat et un affaiblissement de la balance commerciale du Cameroun en termes d’exportation du Cameroun vers la zone euro. Par effet de mimétisme, c’est le même problème qui s’est posé sur l’ensemble de la zone franc. »

Aujourd’hui, à mi-parcours de l’exercice budgétaire 2012, le Cameroun continue de subir les conséquences de la folle rumeur sur la dévaluation du franc CFA et de la crise financière internationale, notamment de la zone euro :

« Nous n’arrivons pas déjà en temps normal, à irriguer financièrement le tissu économique camerounais et africain. A plus forte raison encore lorsqu’on y a fait une ponction de cette envergure et qu’on n’arrive pas à boucher cinq mois après le début de l’exercice, il n’est pas étonnant que l’Etat à ce jour soit encore en train de chercher les deniers pour boucler son budget, il n’est pas surprenant que les compteurs de réalisation des projets arrêtés en fin 2011 soient encore à zéro, pour nous qui rentrons dans le sixième mois de l’exercice pour un environnement économique comme celui du Cameroun où l’on parle de projets structurants dont la période de réalisation est longue, et dont l’effet de levier pour booster l’économie nationale est fort attendue. Six mois de retard, c’est beaucoup trop. »

Ainsi, le Cameroun des grands chantiers que le président Biya annonça lors de la campagne électorale 2011 tarde à prendre corps. Les projets structurels annoncés tels que les barrages hydroélectriques, les routes, et les extractions minières sont ralentis pour certains, alors que le démarrage peine à se matérialiser dans les faits pour d’autres, pour pouvoir procurer de l’emploi et conséquemment des revenus aux Camerounais minés par le chômage, les prix de plus en plus chers des produits de première nécessité tels que l’électricité, les huiles de cuisine, le riz et le poisson. Enfin, même si la rumeur s’est estompée, la dépendance du franc CFA vis-à-vis de l’euro reste un risque permanent avec l’éventualité d’une dévaluation de la monnaie africaine, une dévaluation qui ferait peser une menace sérieuse sur l’économie camerounaise. Elle entraînerait une baisse des recettes des exportations et une hausse du prix des importations, notamment des aliments.

Henri FOTSO

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