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◊  ACTUALITE > Société > → Face à Henri FOTSO… Le Cardinal Christian TUMI : « Quelque fois j’ai pitié de Paul BIYA quand je lis quelques attaques contre lui dans les journaux »

Henri FOTSO : Bonjour Eminence

Cardinal Christian TUMI : Bonjour

H F : Comment se porte le cardinal Christian TUMI, archevêque émérite de l’Archidiocèse de Douala ?

CCT : Je me porte assez bien pour mon âge.

H F : Et votre mère, votre maman, comment va-t-elle et quel âge a-t-elle aujourd’hui ?

CCT : Elle a 117 ans d’âge et je crois que pour son âge, elle se porte pas mal. Elle ne porte pas les lunettes, elle tricote, elle parle clairement. L’autre jour j’ai parlé avec elle au téléphone, et sa voix était tellement claire et j’ai tiré la conclusion qu’elle se porte bien.

H F : Et en tant que homme d’église, comment expliquez-vous la montée de l’intégrisme religieux aujourd’hui à travers le monde, à travers l’Afrique ?

CCT : Je crois que l’intégrisme est le fruit de l’exagération. C’est-à-dire les abus des gens, en ce qui concerne les changements. Dans l’église catholique, c’est comme ça qu’on a eu Lefèvre après Vatican II qui a cru, à tort je crois, que Vatican II n’était pas l’œuvre de l’Esprit Saint.

H F : Que dites-vous de Boko Haram et de la guerre qui a cours en ce moment dans l’extrême-nord du Cameroun où vous avez exercé des années durant ?

CCT : Bien sûr on ne doit pas accepter la violence comme une solution à un problème. Non, on fait plutôt des ennemis. C’est l’amour qui construit. Notre monde a besoin de l’amour, il faut être prêt à accepter, à respecter les convictions religieuses de l’autre. Mais si pour exercer sa religion, on doit lutter physiquement contre la religion de l’autre, ce n’est pas acceptable. On ne peut pas tuer au nom de DIEU. Nous devons prier que Dieu change leurs cœurs et les nôtres, c’est tout.

H F : Eminence, venons-en à présent à la situation politique du Cameroun. Quel constat et quelle analyse faites-vous de l’état des droits de l’Homme au Cameroun pour commencer ?

CCT : Je crois que la situation des libertés s’est beaucoup améliorée, je dois le dire. Parce qu’il y avait un moment, la presse n’était pas aussi libre qu’aujourd’hui au Cameroun. Quelque fois j’ai pitié de Paul BIYA quand je lis quelques attaques contre lui dans les journaux. Quoique la liberté d’expression ne soit pas parfaite, mais on a beaucoup avancé.

H F : On a beaucoup avancé et aujourd’hui on envisage la transition politique au Cameroun. Y a-t-il de l’espoir pour une alternance pacifique au Cameroun, démocratique ?

CCT : Tout dépend de celui qui est pouvoir. J’ai dialogué avec notre président Paul BIYA dans une petite note que je lui ai envoyée pour le féliciter quand on célébrait son 31ème anniversaire d’accès au pouvoir. Je lui ai dit que quand il va se sentir physiquement ou intellectuellement affaibli, qu’il passe démocratiquement le commandement à quelqu’un d’autre. C’est normal qu’à un certain âge, on ne puisse plus gouverner une nation comme le Cameroun.

H F : Que pensez-vous de l’opposition camerounaise aujourd’hui ?

CCT : Honnêtement, j’ai pitié d’eux parce qu’ils n’ont pas les moyens de leur politique. Ils n’ont pas l’argent pour faire la politique comme il le faut. Donc, on ne peut pas les juger sur quoi que ce soit parce qu’ils n’ont pas encore eu l’accès au pouvoir.

H F : Eminence, on va à présent jeter un regard panoramique sur la situation en Afrique centrale. Alors, comment observez- vous ce qui se passe au Cameroun et autour du Cameroun ?

CCT : Bien avant que le phénomène de Boko Haram n’arrive chez nous, je crois que le Cameroun était regardé comme une île de paix dans la sous-région d’Afrique centrale. Mais aujourd’hui avec Boko Haram, on vit dans la tension. J’étais à l’extrême-nord il y a quelques semaines, on a constaté que les gens là-bas à l’extrême-nord du pays vivent dans la peur. Et si on vit dans la peur, on ne peut plus travailler comme il le faut. Donc il faut qu’on fasse tout ce qui nous est possible pour que cette affaire, cette tension, cette guerre entre nous, le Boko Haram, le Nigéria, et les autres pays limitrophes, cesse. Je peux même dire que chez nous ici on vit dans la peur. L’autre jour on m’a dit qu’à Kumbo il y a déjà le Boko Haram. S’ils sont déjà à Kumbo, ils peuvent facilement prendre le transport pour venir ici à douala. Donc prions pour que la guerre cesse. Et nous prions pour cela.

Henri FOTSO : Vous venez de recevoir une délégation d’Amnesty International. Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

Cardinal Christian TUMI : On a dialogué beaucoup, ils croient qu’on met en prison les homosexuels au Cameroun et qu’on les attaque, ainsi de suite. Moi, je n’ai pas encore vécu cette expérience où on attaque quelqu’un parce qu’il est homosexuel. Mais j’ai lu ça dans les journaux ici et là. On ne doit pas attaquer quelqu’un parce qu’il est homosexuel. L’homosexuel est un homme. Et pour parler en langage théologique, l’homosexualité est un péché comme tout autre péché moral, n’est ce pas ? Donc, il ne faut pas attaquer quelqu’un physiquement parce qu’il est homosexuel. Il faut plutôt si on l’aime, dialoguer avec lui, parler avec lui seul à seul, et donner les conseils. Mais si la personne n’accepte pas, vous avez déjà fait votre devoir. Mais employer la violence, non, c’est inacceptable. Dieu aime le pécheur mais il n’aime pas son péché.

H F : Et vous avez eu des homosexuels dans votre travail de prêtre catholique, qui sont venus se plaindre chez vous, qui sont venus se confesser chez vous ?

CCT : Confesser, je ne peux pas dire non. Oui oui on a eu ici et là, mais c’est un secret confessionnel, on ne peut pas donner de nom.

H F : Et ils sont dans une situation critique au Cameroun, les homosexuels ?

CCT : On me dit que si on les découvre, ils font la prison. Je me demande si quelqu’un doit être mis en prison à cause de cela. C’est un acte privé, dans l’intimité que ça se passe. Mais est-ce qu’on va condamner par ouï dire ? Je me demande quoi. Même ceux qui les condamnent, ils savent pourquoi. L’immoralité en tout cas détruit un Etat. Ce qui a détruit l’empire romain c’était l’immoralité. L’empire romain était dans sa gloire quand la moralité de la nation était très élevée. Mais une fois qu’ils ont commencé à chuter, surtout avec l’immoralité sexuelle, ç’a détruit l’homme et la nation.

H F : Et à ce sujet, le pape François a dit « ne jugez pas », parlant de l’homosexualité. Qu’est-ce que ça voulait dire ?

CCT : On dit ça pour tout pécheur. On ne juge pas le pécheur. On essaye de le corriger. D’ailleurs, pour nous les prêtres, on les pardonne, parce qu’on donne l’absolution. Et quand le pape a dit « qui suis-je pour juger l’autre ? », il citait indirectement l’Ecriture qui dit « ne jugez pas et vous ne serez pas jugés », il est chrétien comme tout autre chrétien. Mais malheureusement, j’ai l’impression qu’il a été mal compris. Il citait indirectement l’Ecriture. C’est –à- dire que le jugement moral ne doit pas dire que l’autre est un pécheur. Donc, le Pape n’approuve pas l’homosexualité, non. Jésus est venu par amour pour les pêcheurs, donc il aime le pécheur, non pas le péché du pécheur.

H F : Je vous remercie Monseigneur !

CCT : Pas de quoi.

Interview réalisée par Henri FOTSO Edité par Judith Cécile NGO KAM

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