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◊  ACTUALITE > Environnement > → ASSAINISSEMENT : DES VOLONTAIRES S’INVESTISSENT A YAOUNDE
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Les populations de Melen 7B se sont associées pour faire reculer les ordures et les déchets dans leur environnement

C’est encore la saison des pluies dans bien de régions du Cameroun. Elles se poursuivent avec leurs flots d’inondations, les unes plus graves que les autres. Les inondations de juillet 2015 survenues dans la ville de Douala causant d’importants dégâts matériels dans les familles sont encore très fraiches dans les mémoires. Les blessures sont profondes chez les victimes. De nombreuses autres familles sont dans la même situation dans d’autres villes du pays, y compris Yaoundé la capitale politique. En effet, Douala, Yaoundé et biens d’autres centres urbains du Cameroun, ont un point commun comme cause d’inondations : le mauvais fonctionnement des drains et autres ouvrages de régulation des crues, généralement bouchés par les déchets divers et les constructions.

Les déchets en cause proviennent directement des ménages qui assurent mal la pré-collecte pour des raisons diverses. En fait, jeter les ordures dans les drains est devenu une pratique courante, voire le mode principal d’élimination des déchets par les producteurs.

En conséquence, des mesures énergiques sont nécessaires afin de préserver d’indicibles souffrances aux familles. Et c’est dans cette perspective que semble se situer l’entreprise des organisations de la société civile qui ont engagé l’assainissement total de la zone de Nkolbikok, Melen 7A, Melen 7B, Melen 6, et Melen 9, bref dans les quartiers du bassin versant de l’Abiergué dans la ville de Yaoundé.

Armés d’outils divers, les unes se sont attaquées aux tas « rebelles » encore appelés « décharges sauvages » et ont curé les drains, particulièrement le drain artificiel de 65 mètres linaires de long, 5,5 mètres de large et de 4 mètres de profondeur situé au lieu dit « Fin goudron », tandis que les autres se sont activés dans le ramassage quotidien des ordures dans les ménages et dans le transport aux points de prise en charge (bacs à ordures où les décharges contrôlées) par les services publics à travers la société HYSACAM.

Le drain artificiel curé était un danger pour la population à plus d’un titre. D’abord le risque de chutes pouvant entrainer des infirmités était présent sur sa traversée, ensuite le risque des maladies dues à la présence des moustiques, souris et autres petits rongeurs provenant des déchets qui y sont anarchiquement déversés.

Monsieur Akoa Fouda Jean Bernard, président du Comité de développement de Melen 7B et riverain confie que le gigantesque ravin créé par les eaux de pluies est devenu le bac à ordures de la population : « Il donne des moustiques et des souris dans les habitations », affirme-t-il. « Les eaux de ruissèlement charrient une bonne partie de ces ordures dans la rivière Edzoa Mballa et une fois entassées, elles provoquent des inondations  » ajoute Monsieur Akoa Fouda.

Même à bord des tricycles on fait fuir les déchets à Melen 7B

L’initiative du curage du gigantesque ravin artificiel est l’œuvre de l’Association Camerounaise pour le Développement Social et Sanitaire (ACDESOS) dans le cadre d’une action baptisée « Accès à l’Eau, Hygiène et Assainissement (PAEHA) » dans la zone de Nkolbikok. Monsieur Yves Yemte, responsable des travaux au sein de cette organisation décline les phases de l’intervention en ces termes : «  les personnes mobilisées ont d’abord ensaché les déchets retirés dans le ravin, ensuite et à l’aide d’une camionnette, ont transportés les déchets dans le bac à ordures situé à côté de l’Ecole nationale Supérieure des travaux publics ». Il ajoute : « le ravin est désormais débarrassé des déchets et les moustiques et souris vont diminuer dans les habitations et nous pensons que la santé de la population sera désormais protégée ». « La suite sera d’amener la population à ne plus y jeter les déchets et pour cela un comité de veille présidé par le chef de quartier sera mis en place » conclut-il.

Cette action est prolongée par l’Association des Jeunes d’Edzoa-Mballa (AJEM) qui à son tour et pour les mêmes raisons cure le lit de la rivière Edzoa Mballa et y place des « dégrilleurs » pour contenir les ordures. Sur le même site Nkolbikok, une autre Association Tam-Tam Mobile collecte les ordures dans les ménages et les achemine dans les bacs HYSACAM. L’initiative vient du fait que les ménages n’assurent pas convenablement la pré-collecte de leurs ordures. En effet, il est de la responsabilité de chaque producteur de déchets de les déposer aux points de prise en charge par les services publics. Dans les quartiers de la zone de Nkolbikok, les ménages rejettent leurs ordures dans les drains, cours d’eau Edzoa Mballa, rigoles et autres espaces non occupés. Cette pratique rend l’environnement malsain et impropre à la vie décente. Le risque dans un tel environnement est la propagation des maladies contagieuses. D’ailleurs, la dernière épidémie de choléra avait bien affecté la population de la zone. L’intervention énergique de l’ONG Médecins Sans Frontières avait permis de limiter les pertes en vies humaines.

Le travail des personnes engagées dans l’opération d’assainissement de l’environnement par la pré-collecte des ordures dans les ménages consiste à vider les poubelles des familles et à les transporter à l’aide des portes-tout et de tricycle dans les bacs à ordures. Chaque ménage desservis verse une contribution mensuelle négociée d’accord parties. Le montant varie entre 500 et 2500 francs CFA, explique Monsieur Etoga Simon Pierre Dieudonné, président de l’association Tam-Tam Mobile. L’opération bénéficie de l’appui de la chefferie du quartier ajoute-t-il. Grâce à ces actions combinées, les organisations de la société civile veulent améliorer le paysage dans cet espace urbain et réduire les risques de maladies chez la population et particulièrement chez les enfants âgés de moins de 5 ans.

Cette contribution est louable parce qu’elle s’inscrit en droite ligne des orientations de la communauté internationale sur la prévention des risques de catastrophes contenues dans le plan d’action de Shangai en mai 2015, de la politique sanitaire nationale décrite dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), visant à conserver la santé et à assurer l’intégrité des fonctions de l’organisme humain enfin, de celle de Commune d’Arrondissement de Yaoundé 6 qui participe actuellement à la campagne « Pour des villes résilientes ».

Tordre le cou aux ordures passe par la mobilisation de tous

Les organisations de la société civile actives dans la zone de Nkolbikok bénéficient de l’appui technique du partenaire d’exécution du programme participatif d’amélioration des bidonvilles de Nkolbikok et financier de l’Union Européenne et de l’ONU-Habitat à travers le Fonds Communautaire. Si ces initiatives locales devenaient pérennes, et étaient dupliquées dans d’autres quartiers de Yaoundé, voire d’autres localités du Cameroun, elles contribueraient à leur niveau aux objectifs d’un « Cameroun émergent en 2035  ».

Syriaque TALOM

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