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CAMEROUN : IL NE RESTERAIT PLUS QU’ENVIRON 250 PYGMEES BEDJANG !

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◊  ACTUALITE > Environnement > → CAMEROUN : ALERTE AU POISSON

La disparition de certaines espèces animales aquatiques a été constatée par des chercheurs, tandis que les pêcheurs se plaignent de la raréfaction et de la diminution progressive de la taille du poisson. Quelles sont ces menaces qui pèseraient sur les espèces halieutiques dans les eaux camerounaises ? Un reportage sur mer et sur terre .

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Melone est pêcheur depuis une trentaine d’année. Nous sommes à bord de sa pirogue en ce moment matinal, et comme d’habitude, le pêcheur opère au large de Douala :

« Il y a de cela 20 à 25 ans, on trouvait beaucoup de poissons à Youpwe, et de gros poissons. Mais aujourd’hui, nous souffrons, nous n’avons plus de poisson sur le plan d’eau. »

Nous sommes ici sur l’embouchure du fleuve Wouri. Après avoir consulté un filet jeté à l’eau quelques heures plus tôt, Melone est désemparé :

« Je dis, il n’y a plus rien. Nous souffrons, mon frère. Nous souffrons. Pour trouver du poisson, ce n’est pas facile. Je dis, ce n’est pas facile. Venez à Youpwe un matin. Vous n’allez même pas trouver dix grosses pièces sur le marché. Je me dis même que d’ici cinq ans il n y aura plus de poisson à Youpwe. »

Pendant que notre petite pirogue progresse vers un autre filet, Melone aperçoit un bateau de pêche. Ce bateau appartient à des pêcheurs chinois. Le pêcheur camerounais est tout en colère :

«  Moi personnellement, j’accuse les asiatiques. Parce qu’au lieu de faire la pêche en pleine mer, ils viennent faire leur pêche juste au port là. Je ne sais même pas comment je peux vous expliquer ce problème. C’est-à-dire quand nous mettons le filet sur le plan d’eau, on ne peut même pas trouver trois poissons. Et les gros poissons, on n’en trouve plus. »

La raréfaction du poisson est donc désormais un fait. Certes, les pêcheurs d’origine asiatique sont pointés du doigt. Mais en sont-ils l’unique cause. Que s’est-il réellement passé durant ces dernières années dans les eaux camerounaises ? Valentin Mbom Mahop, agent de pêche exerçant à Douala :

« Le poisson est devenu rare parce que la ressource est surexploitée. Les gens ne respectent pas franchement la réglementation. Parce qu’il y a des types d’engin de pêche qui sont homologués pour un certain type de pêche également. Vous pouvez voir que les chalutiers, des bateaux qui font le cabotage se permettent d’aller pêcher jusqu’au niveau des frayères, donc là où le poisson fait la ponte. Ça fait qu’il dessine l’écosystème marin. »

C’est donc au niveau des lieux de ponte que les gros engins de pêche causeraient le plus de dégâts, en remblayant ces espaces où se trouvent généralement les œufs qui devraient donner des alevins, c’est-à-dire les futurs poissons. Valentin Mbon Mahop ajoute :

« Il y a aussi une très mauvaise méthode de pêche que les gens ont entrepris sous le coup de la facilité. Les gens qui utilisent les produits prohibés qui sont destinés à enrichir les plantations. Donc les engrais et les produits de pulvérisation, ils les transforment maintenant en outil de pêche. Ils tendent leurs filets, donc ils barricadent un espace, ils y versent des produits toxiques pour après prélever le poisson. Celui qui très souvent devient un produit très dangereux dans les ménages. »

Pour davantage expliquer la raréfaction du poisson dans les eaux camerounaises, l’agent de pêche évoque le problème de l’abattage de la mangrove par des individus qui y prélèvent du bois de chauffe en masse. La mangrove étant cette forêt qui est au pourtour de l’océan, et dont la racine est prisée par l’espèce animale halieutique pour y habiter et se nourrir, sa destruction apparaît comme l’une des causes de la raréfaction du poisson. Et quand en plus de l’abattage des arbres, s’y ajoute la pollution des eaux, le drame peut se muer en tragédie, souligne Valentin Mbom Mahop :

« Cette mangrove qui peut-être des deux côtés, parcourt une frayère qui arrive au niveau du continent, donc au niveau du plan terrestre, là il peut y avoir des canalisations des eaux usées provenant des usines. Vous savez, les déchets d’usine sont franchement porteurs de produits toxiques. Et un poisson qui est dans ce milieux, soit il devient toxique également à la consommation humaine, ou alors, il ne pourra pas résister à ces eaux, et il va se décimer. »

Des scientifiques camerounais sont allés plus loin dans la recherche des causes de cette raréfaction du poisson, notamment du gros poisson. Ils en attribuent alors ces causes à la déstructuration du peuplement des espèces marins et à la dénaturalisation de la côte camerounaise, ajoutant aux problèmes d’exploitation abusive sus-évoqués, les activités offshore des compagnies pétrolières :

« Lorsque le courant lui, est changé, c’est-à-dire la source de production primaire ou des phytoplanctons, les endroits où ils trouvaient les phytoplanctons pour les espèces planctonivores, ils n y vont plus trouver à ces endroits-là. Alors, il y a beaucoup de perte d’énergie et de temps à la recherche des zones productives. Et cela a des impacts sur la croissance du poisson, puisque l’énergie dépensée est énorme par rapport à celle qui est consommée. Alors la croissance est presque négative, et par conséquent les tailles des espèces que nous trouvons sur nos marchés seront plus négatives que celles des années 80. »

Au Cameroun, plus de 75% des pêcheurs sont des étrangers. Ils sont pour la plupart Chinois, Nigérians, Togolais, Béninois, Ghanéens, et mieux équipés que les pêcheurs camerounais. Ils pêchent sans saison. Le gros de leurs captures est destiné au marché extérieur, frais ou fumé. Et les pêcheurs, les marchands et les consommateurs camerounais, n’ont plus que leur bouche pour se plaindre !

Henri FOTSO & Karelle BONDOMA

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